2011 ANNEE DU MEXIQUE / COUP DE GUEULLE

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

Une expo annulée à Paris, incertitude à Arles

Par FTV avec AFP et Reuters

Une exposition de masques mayas, organisée à la Pinacothèque dans le cadre de l'année du Mexique, a été annulée

A Lille, une exposition estampillée Année du Mexique continue sans le label. L'incertitude plane sur les douze expositions des Rencontres internationales de la photo d'Arles organisées avec le Mexique.
Le Mexique s'est retiré de l'Année du Mexique en France après que Nicolas Sarkozy a décidé de la dédier à Florence Cassez.

L'exposition Les Masques de Jade Maya, qui devait avoir lieu du 1er mars au 7 août à la Pinacothèque de Paris dans le cadre de l'Année du Mexique en France, est annulée sur décision des autorités mexicaines, a annoncé mardi le musée.
"Les autorités mexicaines ont annoncé devoir renoncer à l'organisation de l'exposition (...) en raison de la dégradation des relations avec la France ces derniers jours", a indiqué la Pinacothèque, espace d'exposition privé.
Les autres expositions prévues dans le cadre de l'Année du Mexique, compromise par une crise diplomatique, auront-elles lieu ?
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350 manifestations compromises
La Française Florence Cassez purge au Mexique une peine de 60 ans pour complicité d'enlèvement et séquestration. La cour de cassation mexicaine a rejeté son recours le 10 février, déclenchant une crise diplomatique entre Paris et Mexico. De plus, le Mexique refuse de transférer Florence Cassez dans une prison française.

Nicolas Sarkozy a alors décidé de dédier l'Année du Mexique en France à Florence Cassez. Décision qui a heurté Mexico, qui s'est retiré de la manifestation. Les positions semblent inconciliables et l'Année du Mexique, lancée dans la discrétion le 4 février, est compromise. Mais les expositions se préparent depuis longtemps.
Au musée d'Orsay, au musée du Quai Branly, au Petit Palais, on ne faisait pas de commentaire et on attend d'y voir plus clair sur la position des gouvernements et aussi des partenaires mexicains des expositions.
Le musée public le plus engagé est le musée d'Orsay, où l'Année du Mexique a été lancée par Xavier Darcos, président de l'Institut  français, et Carlos Guzman, directeur général de ProMexico.

Arles: François Hébel inquiet
"Ca fait une semaine que je hurle dans tous les sens. C'est monstrueux. Il y a 300 manifestations en France, dont plusieurs mois de travail qui sont foutus. C'est hallucinant, on n'a jamais connu ça", a confié à Reuters le directeur des Rencontres de la photo d'Arles, François Hébel.

Douze des expositions des Rencontres, qui ont lieu en juillet, sont consacrées au Mexique cette année. François Hébel dit n'avoir aucune information sur le sort de ces expositions.
Orsay a programmé à partir du 5 octobre une exposition Sous le volcan - L'art au Mexique de l'indépendance aux révolutions 1810-1920.
Le musée de l'Orangerie, qui dépend d'Orsay, doit consacrer une exposition aux peintres mexicains Frida Kahlo et Diego Rivera du 5 octobre au 5 janvier 2012, sur la  base de prêts mexicains.
Plus tard dans l'année, le Petit Palais a programmé une rétrospective du peintre Rufino Tamayo du 29 septembre au 15 janvier 2012.
Quant au musée du Quai Branly, qui présente notamment l'art des Amériques dans ses collections, il a prévu d'assurer le commissariat scientifique de deux colloques organisés par l'Institut français.
De septembre à janvier, les mégapoles mexicaines doivent être célébrées à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. Les architectes de la Nouvelle Génération mexicaine sont attendus au Pavillon de l'Arsenal de Paris.

Une exposition sortie de l'Année du Mexique
Une exposition d'estampes mexicaines, annulée dans un premier temps à Lille par la mairie pour marquer sa "consternation" après le rejet du recours de Florence Cassez, a finalement lieu sans le label "Année du Mexique".

La première secrétaire du PS et maire de Lille Martine Aubry avait proposé aux collectivités territoriales socialistes "de ne pas participer aux manifestations organisées dans le cadre de l'année  du  Mexique  en France".
L'exposition Drôles d'estampes avait été annulée vendredi dernier, après son vernissage, mais ouvre finalement ses portes jusqu'au 3 avril à l'Espace le Carré dans le Vieux-Lille.
"Cette exposition des Ateliers d'Editions Populaires de Lille a une  identité forte et un financement propre qui lui permettent d'exister en dehors de l'Année du  Mexique ", a indiqué la mairie de Lille.
L'exposition propose notamment une large sélection d'estampes et  d'imprimés du graveur mexicain José Guadalupe Posada (1852-1913), célèbre pour ses "calaveras" (crânes).

Publié dans 2011 ANNEE DU MEXIQUE

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