VOYAGES / NICE / FRANCE

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

Nice (Niça/Nissa en niçois, Nizza en italien), est une ville du sud-est de la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Située à l'extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.

Avec 346 900 habitants en 2005, elle est la cinquième commune de France en termes de population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Son agglomération est également la cinquième de France et regroupe 888 784 habitants (2004). Elle est située au cœur d'une aire urbaine de 973 231 habitants (2008) et constitue le centre de l'espace urbain Nice-Côte-d'Azur.

La ville est le centre d'une communauté d'agglomération, la CANCA (communauté d'agglomération Nice-Côte-d'Azur), créée en 2002 et qui rassemble 24 communes. Le Scot de Nice (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2003, regroupe 29 communes. Sa population est estimée à 517 000 habitants en 2005.

Située entre mer et montagnes, capitale économique de la Côte d'Azur, Nice bénéficie d'importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent ainsi une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays et accueille chaque année 4 millions de touristes. Elle dispose également du troisième aéroport de France (après ceux de Paris) et de deux palais des congrès dédiés au tourisme d'affaires. La ville possède aussi une université et plusieurs quartiers d'affaires. Nice est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède ainsi plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une bibliothèque à vocation régionale, un conservatoire national de région et des salles de concert.

Capitale historique du comté de Nice, elle a longtemps appartenu à la Provence, puis à la maison de Savoie et au royaume de Piémont-Sardaigne, avant de devenir française en 1860. Ses habitants s'appellent les Niçois(es).

La devise de la ville est « Nicaea fidelissima » (Nice la Très Fidèle).

L'histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments. C'est tout d'abord une ville frontière, qui a fréquemment changé de souveraineté. Elle a été ainsi successivement provençale, savoyarde, italienne et française. C'est ensuite une ville dont le développement a été très rapide et dû essentiellement au tourisme. Ces deux particularités ont entraîné des conséquences importantes sur le plan social, politique, économique, culturel et urbanistique.

De par son passé, Nice possède un riche patrimoine architectural. Au cours de la période savoyarde, plusieurs palais et hôtels particuliers ont été construits, ainsi que des églises de style baroque. À la Belle Époque, la ville s'est enrichie de nombreuses villas et d'hôtels.

La promenade des Anglais constitue certainement l'avenue la plus connue de la ville. Nice a conservé par ailleurs peu de traces de son passé militaire, hormis le fort du mont Alban. Elle a gardé, en revanche, un certain nombre de bâtiments intéressants datant de l'époque moderne, comme le Palais communal de Nice, le Palais du Sénat de Nice[, ou le Palais de la Préfecture de Nice, qui accueillait autrefois les souverains de Savoie lors de leur séjour à Nice.

Nice possède un nombre important de places. Beaucoup sont situées dans la vieille-ville, comme la place Saint-François, la place Garibaldi ou le cours Saleya. La place du Palais de Justice, ancienne place Saint-Dominique, et la place de la Préfecture, créée au XIXe siècle, sont également situées dans la vieille-ville. La majorité des autres places de la ville ont été dessinées au XIXe siècle et sont situées en bordure ou hors du Vieux-Nice. C'est le cas de la place Charles-Albert et de la place Masséna ou de la place de la Croix de Marbre. La place Arson, entre la rue Caïs de Pierlas et la rue Arson, constitue depuis la fin du XIXe siècle un lieu privilégié pour le jeu de boules.

Plusieurs monuments et statues commémorent des évènements ou des personnages liés à l'histoire de la ville, comme la Croix de Marbre, la colonne du pape, ou le monument des Serruriers. La ville possède aussi un certain nombre de statues. Les plus connues sont la statue de Charles-Félix, la statue de Masséna et la statue de Garibaldi. On peut citer aussi le monument à la reine Victoria, le monument aux morts de Rauba-Capeù, et le monument du Centenaire.

La présence de familles de notables assez puissantes, puis celle des hivernants, ont doté la ville d'un riche patrimoine de résidences privées.

Certaines de ces demeures se trouvent sur les collines qui entourent Nice. Le château de Bellet est ainsi situé dans le quartier de Saint-Roman-de-Bellet. Il date du XVIe siècle. Il appartient à une famille d'aristocrates niçois originaires de Savoie, les Roissard de Bellet. Le château a été agrandi au XIXe siècle et restauré deux fois au XXe siècle. Il se situe aujourd'hui au milieu des vignes qui produisent le vin de Bellet. Le domaine abrite également une chapelle néo-gothique du XIXe siècle.

Le musée Matisse était à l'origine une villa, construite au XVIIe siècle à Cimiez par Jean-Baptiste Gubernatis, consul de Nice. Son style est caractéristique de celui des riches demeures génoises. La villa, baptisée palais Gubernatis, est vendue en 1823 à un aristocrate niçois, Raymond Garin de Cocconato. Elle appartient ensuite à une société immobilière puis est rachetée par la ville de Nice, en 1950. Le palais devient alors la villa des Arènes et est aménagé pour accueillir le musée Matisse, qui ouvre en 1963, et le musée d' archéologie. Le bâtiment a été rénové de 1987 à 1993.

Certains palais se situent dans le Vieux-Nice. Le palais Lascaris, situé rue Droite, dans la vieille ville,a été construit entre 1648 et le début du XVIIIe siècle pour le maréchal Jean-Baptiste Lascaris-Vintimille, neveu du 55e grand maître de l'ordre de Malte. Ses descendants, les comtes de Peille, ont achevé la construction du bâtiment. Il s'agit d'un palais baroque, dont l'architecture et la décoration montrent l'influence génoise. Le palais habrite aujourd'hui un musée consacré aux arts décoratifs et aux arts et traditions populaires.

Plusieurs bâtiments ont été construits pour de riches familles niçoises. Le palais Marie-Christine, place de la Croix-de-Marbre, a été construit au XIXe siècle, de 1800 à 1887. Il a été édifié pour les Saïssi de Châteauneuf et a accueilli de nombreuses personnalités dont, en 1842, la reine Marie-Christine, veuve du roi de Sardaigne Charles-Félix. Son style est néo-classique.

Le palais Masséna, rue de France, date de 1899. Il a été commandé par Victor Masséna et réalisé par Hans-Georg Tersling, architecte de l'impératrice Eugénie. Il s'inspire de la villa Rothschild de Cannes. Le style est néo-classique, Louis XVI et Empire. En 1920, la ville achère le bâtiment pour en faire un musée d'art et d'histoire locale.

La plupart des châteaux du XIXe siècle ont été cependant construits pour des hivernants, français ou étrangers. Le château de l'Anglais a été construit en 1857 par et pour Robert Smith, ancien colonel anglais. C'est le premier château construit à Nice par un hivernant. Il est un pastiche des palais de Jaipur. Le château Valrose a été construit en 1867 par l'architecte David Grimm pour un riche hivernant russe, Paul Von Derwies. Il est de style néo-gothique et abrite aujourd'hui la présidence de l'Université.

Le château Sainte-Hélène a été construit au XIXe siècle pour le directeur du casino de Monte Carlo, François Blanc. Il a appartenu ensuite au parfumeur François Coty, avant de devenir le musée international d'Art naïf Anatole-Jakovsky, en 1982.

Un certain nombre de commerces existent depuis le XIXe siècle et sont liés au passé de la ville. Le café de Turin, situé place Garibaldi, est un des cafés les plus connus de la ville. Fondé au XIXe siècle, il était à l'origine un lieu de rencontre pour les immigrés piémontais. La patisserie Auer, rue Saint-François-de-Paule, a été ouverte en 1860. Elle est de style rococo, très à la mode à cette époque. La Trappa, rue Malonat, fondé en 1886, était à l'origine un restaurant de pêcheurs.

La ville se caractérise surtout par son patrimoine hôtelier, dû à l'essor de l'activité touristique dans la seconde moitié du XIXe siècle.

De nombreux hôtels ont été construits à la Belle Époque. Le Negresco, sur la Promenade des Anglais, a été réalisé en 1912 par Edouard Niermans, pour l'hôtelier roumain Henri Negresco. Le style extérieur est néo-Louis XVI. L'intérieur est de style Second Empire tardif. Il est classé à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975.

L'ancien hôtel Régina a été construit en 1896 par Sébastien-Marcel Biasini. La couronne en fer forgé de son aile gauche a été réalisée selon les plans de François-Félix Gordolon. Il a abrité la reine Victoria. Transformé en appartements privés dans les années 1930, il a été habité par Henri Matisse. L'ancien hôtel Alhambra, sur le boulevard de Cimiez, a été construit en 1900 par Jules-Joseph Sioly. C'est un des rares exemples de style mauresque à Nice.

Le palais de la Méditerranée, lui aussi situé sur la promenade des Anglais, a été réalisé en 1927 par Charles et Marcel Dalmas. Les sculptures sont de Sartorio. Le palais a été inauguré en 1929 sur demande de l'homme d'affaires américain Frank Jay Gould. Le bâtiment n'abrite à l'époque qu'un casino et un théâtre. Victime de difficultés financières et de l'affaire Le Roux, il ferme en 1978. Le bâtiment est même détruit en 1990 mais sa façade blanche Art déco, classée monument historique un an plus tôt, subsiste. Ce n'est qu'en janvier 2004, après trois années de travaux et un investissement de 120 millions d'euros de l'homme d'affaires Jean-Frantz Taittinger, que le palais de la Méditerranée rouvre ses portes. Il comporte aujourd'hui un hôtel de luxe, un casino et une salle de spectacle.

À proximité du Négresco, se trouve l'hôtel West-End, construit en 1842 par des aristocrates anglais, ce qui fait de lui le plus ancien des palaces de la promenade.

La ville conserve un nombre important de bâtiments religieux, caractéristiques de la piété baroque. Le bâtiment religieux le plus ancien est l'église Notre-Dame de Cimiez, qui a été construite vers 1450, puis remaniée aux XVIIe et XIXe siècles. D'abord propriété des moines bénédictins de Saint-Pons, elle est ensuite cédée aux franciscains, en 1546. Ces derniers y développent les pèlerinages à Marie. L'église abrite trois rétables de Louis Bréa (XVe
 ‑ XVIe siècles).

L'église Saint François de Paule dans le Vieux-NiceLa ville possède surtout un nombre élevé d'édifices religieux baroques italiens. Parmi eux, l'église Saint-Jacques-le-Majeur, ou du Gesù, située rue Droite, date de 1607. Elle a d'abord appartenu aux Jésuites puis est devenue le siège de la paroisse Saint-Jacques. Sa façade montre le début de l'influence du baroque romain à Nice. Elle a été remaniée au cours de la première moitié du XIXe siècle. Son clocher date du XVIIIe siècle. Son plan et son architecture s'inspire de l'église du Gesù créée par Vignole à Rome. La cathédrale Sainte-Réparate, place Rossetti, a quant à elle été construite à partir de 1650 par l'architecte Jean-André Guibert. L'église est mentionné dès le XIe siècle. Elle est à l'origine un prieuré de l'abbaye de Saint-Pons et elle est promue cathédrale au XVIe siècle, en remplacement de Sainte-Marie-du-Château. La cathédrale est reconstruite au milieu du XVIIe siècle, de 1650 à 1680 environ. L'église est inspirée par les modèles architecturaux romains du début du baroque (Vignole, Maderno). Le campanile a été construit au XVIIIe siècle. Parmi les autres bâtiments religieux baroques, on trouve l'église Saint-Martin-Saint-Augustin, située place Saint-Augustin. Elle date de la fin du XVIIe siècle mais n'est terminée que dans les années 1830. Elle est desservie par des Augustins. Sa façade est de style néoclassique. Enfin, l'église Saint-François-de-Paule, dans la rue éponyme, date du XVIIIe siècle. Elle est de style baroque piémontais tardif, mais la façade est néoclassique.

L'église du Voeu, située quai Saint-Jean-Baptiste, a été construite en 1840-1853 par l'architecte Carlo Mosca. Elle a été érigée pour remercier la Vierge d'avoir sauvé la ville d'une épidémie de choléra. Elle est considérée comme étant la plus belle église de cette période, grâce à l'utilisation de volumes simples. L'église Notre-Dame-du-Port a été construite en 1840-1853 par Sasserno. La façade a été rajoutée au 1896 par Jules Fèbvre.

Les confréries de pénitents ont également marqué le paysage religieux. La chapelle Sainte-Croix de l'archiconfrérie des Pénitents blancs, située rue Saint-Joseph, a d'abord été construite par les Minimes, à partir de 1633. Elle est ensuite achetée par l'archiconfrérie des Pénitents blancs de la Sainte-Croix, qui la fait redécorer dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par l'architecte Antoine Spinelli. Sa façade est dans le style du XVIIe siècle. La chapelle de l'archiconfrérie de la Très Sainte-Trinité et du Saint-Suaire, située rue Jules Gilly, à côté de l'ancien Sénat, date quant à elle du XVIIe siècle. Modifiée au XVIIIe siècle par l'architecte piémontais Gio-Battista Borra, elle appartenait à la confrérie des Pénitents blancs du Saint-Suaire, qui a été fondée à Nice en 1620. Elle est de style néoclassique. Deux autres confréries s'y installent, les Pénitents blancs du Saint-Esprit et les Pénitents rouges, avant que les trois confréries ne fusionnent et deviennent l'archiconfrérie de la Très-Sainte-Trinité. Parmi les autres chapelles de pénitents, on trouve la chapelle de la Miséricorde de l'archiconfrérie des Pénitents noirs, située cours Saleya et datant du XVIIIe siècle. L'architecte était Bernardo Antonio Vittone. Elle devient propriété des pénitents noirs en 1829. Enfin, la chapelle du Saint-Sépulcre de l'archiconfrérie des Pénitents bleus date de la fin du XVIIIe siècle. Œuvre d'Antoine Spinelli, elle est située place Garibaldi et elle est de style néoclassique.

La cathédrale orthodoxe russe Saint-NicolasLe rattachement du comté de Nice à la France entraîna la construction d'édifices religieux de style gothique. Ainsi, entre 1864 et 1868, avenue Jean Médecin, est érigée la basilique Notre-Dame à partir des plans de l'architecte français Louis Lenormand. Elle est inspirée de la cathédrale d'Angers et comporte une grande rosace entourée de deux tours carrés de 65 mètres.

La présence d'hivernants étrangers à Nice à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle nécessita la construction de nouveaux lieux de cultes. C'est ainsi que l'installation d'une colonie russe dans la ville requit la création d'églises orthodoxes. La première église russe, située rue de Longchamp, a été construite en 1858 par l'architecte Antoine-François Barraya. En 1912, boulevard Tzarévitch, est ensuite édifiée la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas. Elle est située dans le parc où est mort le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch en 1865. La chapelle est élevée à l'emplacement de la chambre où est mort le prince héritier. L'église est de style « vieux russe ». Son architecte, Preobrajensky, a également construit le château Valrose.

De la même manière, la présence d'Anglais à Nice conduisit à l'édification d'une église anglicane dans le quartier de la Buffa, inspirée de la King's College Chapel de l'université de Cambridge.

La forte implantation de l'église vaudoise dans le Piémont et l'adoption en 1848 du Statut albertin par le Royaume de Piémont-Sardaigne qui donnait la liberté religieuse à cette église, entraîna la construction en 1855 du Temple Vaudois, rue Gioffredo. C'est un des premiers édifices religieux construit à Nice par une communauté religieuse non catholique. Il est de style antique et accueille aujourd'hui une salle des ventes. D'autres lieux de culte protestants ont été construits à Nice. Ainsi, l'église réformée du boulevard Victor-Hugo date de 1887. Elle a été créée pour la communauté américaine qui, devenue trop peu nombreuse, la vend en 1974 au culte réformé vaudois. Son architecture est de style néogothique nordique.

Parmi les églises bâties au XXe siècle, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, rue Grammont, est typique de l'architecture des années 1930. Elle a été réalisée par l'architecte Jacques Droz, et achevée en 1933.

La cuisine niçoise est essentiellement méditerranéenne et fortement influencée par la proximité de l'Italie et de la Provence. Les principaux plats sont les beignets de fleurs de courgettes, la bagna cauda, la daube, l'estocafic (stockfish niçois), les farcis, les olives de Nice (AOC), la pichade, la pissaladière, le pan bagnat , les panisses, le pissalat, la polenta, la poutine (alevins de sardines), la ratatouille, la salade niçoise, la socca, la soupe au pistou, la tapenade, la tourte de blettes et la tourte de fèves. Le vin de Bellet (AOC depuis 1941) est produit sur le territoire de la commune.

La cuisine niçoise est une cuisine qui utilise les ressources locales (huile d'olive, alevins, fruits et légumes, etc.) mais aussi de contrées plus lointaines, notamment d'Europe du Nord car les navires qui venaient chercher de l'huile d'olive arrivaient les cales pleines de denrées. C'est ainsi que l'on trouve des spécialités telles que le stockfish à partir d'aiglefin séché. La viande provient des vallées avoisinantes tels que les moutons de Sisteron ou bien les poissons de roches telles les rougets, les alevins d'anchois (pour la poutine). Les fruits de mers tels bogues, oursins et nonats sont également très prisés.

www.nice.fr

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