DAVID LACHAPELLE / A LA MONNAIE DE PARIS / PARIS

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

Du 06 février au 31 mai 2009 à la Monnaie de Paris.

David LaChapelle est né le 11 mars 1963 à Fairfield, Connecticut. Son premier cliché est une photographie de sa mère, Helga LaChapelle, dans un bikini et un verre de Martini à la main, sur un balcon de Puerto Rico. Ce fut le déclenchement de sa passion.

Il s'est exercé en tant qu’artiste à l'école des arts de Caroline du Nord, puis à celle de New York. A son arrivée, LaChapelle s'est inscrit dans l’association des étudiants d'arts et à l'École des Arts Visuels. Andy Warhol lui a offert son premier travail dans le magazine Interview.

Ses publications contiennent de nombreux portraits de vedettes américaines, telles que Marilyn Manson, Drew Barrymore, Uma Thurman, Leonardo DiCaprio, Pamela Anderson, Naomi Campbell, ou celle qu'il présente comme sa muse, la transsexuelle Amanda Lepore.

Son travail, généralement réalisé au service d'un produit de l'industrie de la mode (vêtements,accessoires ...) consiste à fixer une image de la fortune bâtie sur la popularité marchande telle qu'elle serait affranchie des lois (Paris Hilton, apologie des drogues dures) et à offrir à un public de la petite bourgeoisie l'assurance d'appartenir à une classe sociale séparée des labeurs du monde.

 

En 2005, David LaChapelle apparaît dans son propre rôle dans le film Dig! d'Ondi Timoner. Il réalise la même année Rize, un documentaire sur le krumping et le clowning - danses nées dans la communauté Afro-américaine de South Central Los Angeles qui se caractérisent par des pas et des mouvements d'une vitesse et d'une difficulté stupéfiantes - qui fut primé au Sundance Film Festival et à l'Aspen Film Festival.

Récemment classé parmi les dix personnalités les plus importantes de la photographie dans le monde par le magazine American Photo, il poursuit sa carrière avec de nombreuses récompenses. Et c'est là tout le paradoxe de ce genre de récompense : outre l'aculturation dont ces images font quasi systématiquement la démonstration (citations du Pop Art, vagues emprunts à l'évangile ...), ses photos apparaissent aujourd'hui comme les vestiges d'une époque désormais révolue : celle des années 90 dans ce qu'elles avaient de vaguement arrogant et profondément irresponsable et puéril. On peut donc parler ici d'un photographe (sinon d'un auteur) dont le travail est largement dépassé par l'Histoire.

 

La vivacité des couleurs qui caractérise son style est obtenue au tirage, par l'utilisation de négatifs couleurs.

L'univers surréaliste de ses photographies n'est pas dû à des trucages informatiques : « C'est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon de fabriquer le champignon et de l'asseoir dessus, que de le faire à l'ordinateur. De même si on veut mettre une fille nue et un singe en plein Time Square... ».

Publié dans ART et CULTURE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article