UNE SEMAINE, UN PAYS / L'EQUATEUR

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

drapeau-equateur226.jpgLa République de l’Équateur est un pays d'Amérique du Sud, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord. Il occupe une surface de 283 560 km2. Le nom du pays vient de sa position sur l’équateur.

EQ.jpgLa capitale est Quito et la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte 13 360 000 habitants (2005) et est divisé en 24 provinces (îles Galápagos comprises).

Période préhispanique

Les restes archéologiques les plus anciens trouvés en Équateur datent de 3500 av JC et ont été trouvés trouvés dans la province du Guayas. Ils correspondent à la culture Valdivia. d'autres sites archéologiques ont été découverts sur la côte aussi bien que dans la sierra équatorienne, datant pour la plupart des deux derniers millénaires. Malgré ces découvertes, ces cultures restent mystérieuses et on dispose de relativement peu de connaissances certaines sur l'histoire de l'Équateur jusqu'au quinzième siècle.

equateur-1.jpgAu quinzième siècle, l'Équateur était peuplé par différentes ethnies parlant des langues distinctes : sur la côte les cultures Esmeralda, Manta, Huancavilca et Puná (du nord au sud), pratiquant toutes la pêche, la chasse, l'agriculture et le commerce (aussi bien par la mer entre différentes zones côtières qu'avec les indiens de la sierra). Dans la sierra, les principales cultures à cette même période étaient les Pastos, les Caras, les Panzaleo, les Puruhá, les Cañaris et les Paltas. Leur économie était essentiellement agricole, avec un mode de vie sédentaire et un important usage de l'irrigation en particulier pour les Cañaris. L'organisation politique se faisait autour de caciques, qui nouaient entre eux des alliances fluctuantes et étaient capables de lever des armées et d'administrer certains territoires. equateur-Tupaq_Yupanki.jpg

Les andes équatoriales sont conquises par les incas sous les règnes de Tupac Yupanqui, qui conquiert le sud de l'actuel Équateur, puis de son fils Huayna Capac, né à Tomebamba, qui conquiert Quito et en réduit les dernières résistances des Otavalos lors du massacre de Yahuarcocha, vers 1505. À la mort de Huayna Capac en 1527, celui-ci divise en deux son empire, attribuant à Atahualpa la partie nord, avec pour capitale Quito, et à Huascar la partie sud, avec pour capitale Cuzco. Une guerre civile se déclenche rapidement entre les deux empereurs, qui tourne finalement à l'avantage d'Atahualpa, qui parvient à pénétrer profondément dans le territoire de Huascar et fait prisonnier ce dernier en 1532.

C'est alors qu'Atahualpa est aux bains de Cajamarca, se préparant à entrer en vainqueur à Cuzco, qu'a lieu sa rencontre avec Francisco Pizarro. Le conquistador, à la tête d'une petite armée et malgré l'escorte imposante d'Atahualpa, parvient à s'emparer de l'Inca et à le faire prisonnier le 16 novembre 1532. Malgré une forte résistance opposée aux conquérants espagnols par certains généraux d'Atahualpa, dont Rumiñahui, l'Équateur est conquis entre 1532 et 1534, et Sebastián de Belalcázar fonde Quito le 6 décembre 1534, sur les ruines du Quito inca détruit par Rumiñahui avant de l'abandonner aux espagnols.

Francisco_de_Orellana1.jpgPériode coloniale

Après la conquête définitive de Quito, l'exploration du pays se poursuit et se concrétise par la fondation des villes les plus importantes du pays : Guayaquil le 25 juillet 1535, puis dans les années qui suivent Ambato, Riobamba et Manta, entre autres. Loja est fondée en 1548 et Cuenca en 1557. Le mythe de l'Eldorado naît à Quito, et l'exploration continue en particulier dans les régionas amazoniennes, à partir de Quito : plusieurs villes y sont fondées, dont certaines ont été détruites peu après leur fondation par les indigènes, et une expédition partant de Quito sous la direction de Francisco de Orellana découvre l'Amazone le 12 février 1542, après avoir descendu le Río Coca puis le Río Napo.

Sur le plan politique, Quito contribue à la défaite de Gonzalo Pizarro contre Charles Quint, Belalcázar choisissant le camp de ce dernier. En 1545equateur-cotopaxi_dest.jpg, le pape Paul III donne qualité d'évêché à Quito, et en 1563 Philippe II fait de Quito le siège de l'audience royale de Quito, avec pouvoir sur un vaste territoire s'étendant de Jaén et Guayaquil au sud, jusqu'à Cali et Buenaventura au nord et comprenant également une large part du Bassin amazonien. Bien que théoriquement soumise à l'autorité du Vice-Roi du Pérou, l'Audience de Quito, gouvernée par un Président nommé par le roi, jouissait d'une large autonomie due à la grande distance entre Quito et Lima. Une rébellion éclate en 1592, appelée «Révolution des alcabalas», en opposition à l'impôt du même nom décrété par la couronne d'Espagne. Cette révolution, qui se résoud après une médiation des jésuites, est parfois vue comme le premier témoignage de l'émergence des espagnols nés dans la colonie (les créoles) qui entrevoit déjà la possibilité de l'indépendance, qui ne se concrétisera que plus de deux siècles plus tard. Malgré cette rébellion, la deuxième moitié du XVIe siècle marque la consolidation de la domination des espagnols nés en métropole, aussi bien sur le plan culturel que religieux ou administratif.

Le XVIIe siècle, âge d'or de l'Audience Royale de Quito

400PX--1.JPGLe XVIIe siècle marque l'apogée de l'Audience royale de Quito, marqué par la paix et la stabilité. L'économie est fondée sur l'agriculture, les mines d'or, et l'artisanat textile, avec une main d'œuvre bon marché fournie par l'exploitation des populations indigènes. Des tentatives d'évangélisation des peuples amazoniens ont lieu, en particulier par les Jésuites et les Franciscains.

Les jésuites fondent trois Collèges, à Quito (1586), Cuenca (1638), et Riobamba (1689), ainsi que l'Université Saint-Grégoire à Quito. Quito devient un centre d'activité artistique et architectural sans égal sur tout le continent : Quito voit fleurir des églises et monastères plus somptueux les uns que les autres dans le style baroque, ces constructions entraînant le développement d'un art religieux florissant (peinture, sculpture de la pierre et du bois etc.). À cette époque, la prospérité et la splendeur de Quito sont enviées par Lima et Bogotá.

Cette période est toutefois marquée par plusieurs tremblements de terre dévastateurs, des éruptions volcaniques suivies de lahars faisant parfois des milliers de morts. Les villes de la côte subissent des attaques de corsaires tout au long du siècle, culminant avec le sac et l'incendie de Guayaquil en 1684 par Edward Davis (en).

Du rattacheme411PX--1.JPGnt à la Nouvelle-Grenade à la fin de la période coloniale

Par décret du 27 mai 1717, Philippe V d'Espagne supprime l'Audience royale de Quito, rattachant son territoire à la Vice-royauté de Nouvelle-Grenade, nouvellement créée et qui avait son siège à Bogotá. Après avoir supprimé cette vice-royauté et rétabli le statu quo en 1720, Philippe V rétablit finalement la Vice-royauté de Nouvelle-Grenade, y rattachant définitivement l'Audience Royale de Quito sans toutefois la supprimer. De 1736 à 1743 a lieu une mission géodésique franco-epagnole dirigée par Charles Marie de La Condamine, avec pour but de mesurer un arc du méridien de Quito. Cette mission, qui permet de confirmer la thèse de Newton d'une Terre aplatie aux pôles, augmente considérablement les connaissances scientifiques et géographiques sur l'Équateur, et ouvre la voie au système métrique. Le journal de voyage de La Condamine, journal de voyage à l'Équateur, influera plus tard sur le choix du nom du pays lorsqu'il prendra son indépendance.

Le XVIIIe siècle est également marqué par l'arrivée de la première presse de l'Audience de Quito, intallée en 1755 à Ambato, qui permet à Eugenio Espejo d'éditer le premier journal propre à l'Audience de Quito. L'expulsion des jésuites par la couronne d'Espagne en 1767 a un fort impact dans l'Audience, causant la fermeture de plusieurs universités, écoles et collèges. La fin du siècle est marquée par un important soulèvement à Quito en 1785, en particulier en opposition aux taxes et droits de douane imposés par l'Espagne, tandis que des révoltes indigènes d'une ampleur jamais vue depuis le XVIe siècle éclatent entre 1766 et 1803 dans toute la sierra. Les écrits d'intellectuels comme le philosophe Eugenio Espejo et l'historien jésuite Juan de Velasco, quequateur-huaorani.jpgi écrit la première histoire de Quito, favorisent la prise de conscience d'une «Nation quiténienne».

Période républicaine

L’Équateur prit son indépendance le 24 mai 1822, au sein de la Grande Colombie, puis en 1830 séparément. Le pays tire son nom des travaux d’une mission scientifique dirigée par Louis Godin, Charles Marie de La Condamine et Pierre Bouguer au XVIIIe siècle.

Depuis lors, l’histoire du pays est troublée par des périodes d’instabilité politique avec l’instauration régulière de dictatures militaires : 55 dirigeants se sont succédé depuis 1900.

Les conflits frontaliers entre le Pérou et l'Équateur débutèrent à partir des années 1830. Quatre guerres éclatérent entre ces pays entre 1858 et 1995, guerre de 1858-1860 ; guerre de 1941-1942; la guerre du Paquisha en 1981 et la guerre du Cenepa en 1995.

En 1990, les indigènes manifestèrent pacifiquement pour la reconnaissance de leurs droits, bloquant le pays en s’asseyant par terre. Le président Borja dut accorder à la confédération des Shuars la propriété de 11 000 km² de territoire en Amazonie, même si au même moment des escarmouches étaient lancées contre les chefs indiens. Enfin en 2000, à la suite de la dollarisation de l’économie, la population manifesta, bientôt suivie par l’armée, au point de renverser le président Jamil Mahuad.

Publié dans UNE SEMAINE - UN PAYS

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