UNE SEMAINE, UN PAYS / L'ISRAEL

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

660px-Flag_of_Israel_svg.pngIsraël est un pays du Proche-Orient situé sur la côte orientale de la Méditerranée. Depuis sa création en 1948, il se définit comme l’État du peuple juif, héritier de l’Israël biblique et du royaume de Judée. Il est le seul pays où l’hébreu est langue officielle.

Son régime politique est de type démocratie parlementaire. Le premier ministre tient le rôle de chef du gouvernement. La Knesset, parlement israélien, est élue au suffrage universel pour 4 ans. L’économie d’Israël est classée 42e en termes d’importance. Israël est le pays où l’indicateur de développement humain est le plus élevé au Proche-Orient.tel-aviv.jpg

Jérusalem est la capitale de l’État d’Israël, non reconnue internationalement. Tel Aviv et sa métropole, le Gush Dan (3,2 millions peuple-juif.jpgd’habitants), sont le centre financier et économique du jeune État. La région de Haïfa au Nord, quant à elle, constitue la principale région industrielle et le principal port d’Israël.

Israël est bordé au nord par le Liban et la Syrie, à l’est par la Jordanie et la Cisjordanie et au sud ouest par l’Égypte et Gaza. Bien que de taille relativement réduite, l’État d’Israël présente des caractéristiques climatiques et géographiques assez variées.

Israël est le seul État au monde où la population est majoritairement juive (80 %). D’autres minorités religieuses sont également très présentes en Israël en particulier en périphérie : musulmans (16 %), chrétiens (2 %), druze (2 %), samaritains, etc.

 

HISTOIRE

david_devant_jerusalem.jpgLa Terre d’Israël, appelée « Eretz Yisrael » en hébreu, est considérée comme étant la terre sacrée du peuple juif depuis les temps bibliques. D’après la Torah, la Terre d’Israël fut promise aux trois patriarches du peuple juif, par Dieu, en tant que patrie du peuple juif. Les historiens situent cette période aux alentours du début du deuxième millénaire lac_tiberiade.jpgavant J.-C. Selon la Bible, les premiers royaumes et États israélites s’établissent alors dans la région. Ces Royaumes gouverneront la région pendant un millénaire successivement interrompu par de nombreuses invasions. Les sites sacrés et les quatre villes saintes du Judaïsme, chacune associée aux 4 symboles (Jérusalem - feu, Hébron - terre, Safed - air, Tibériade - eau) se situent en Terre d’Israël.

Entre la période des royaumes israélites et la conquête musulmane au VIIe siècle après J.-C., la Terre d’Israël tomba aux mains successives des Assyriens, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Sassanides et Byzantins. Cependant, la population majoritairement juive commencera à décliner après la guerre contre l’Empire romain lors de la Première Guerre judéo-romaine entre 66-73 après J.-C. puis la seconde guerre judéo-romaine (Guerre de Kitos) et la Révolte de Bar Kokhba en 132 après J.-C. qui provoquera l’exil forcé d’une majorité d’entre eux et la nouvelle appellation de la région en province de Syrie-Palestine et plus tard Palestine afin d’essayer d’effacer le lien entre le peuple juif et la Terre d’Israël.desert_de_judee.jpg

coin_heraclius_byz_mus.jpgEn 628-629 après J.-C., une révolte juive contre l’empereur byzantin Héraclius conduira à un massacre massif et à l’expulsion totale des Juifs de la région. La population juive de la région se réduisit considérablement et atteint probablement son point le plus bas. Toutefois, une présence juive minoritaire se maintint continuellement.

Le centres de la population juive se déplaça de Judée (Jérusalem et région au sud de Jérusalem) en Galilée (région de Tibériade) dès le Ier siècle, suite à l’occupation romaine de Jérusalem. La Mishnah et des parties du Talmud et le Talmud de Jérusalem, qui sont, hors la Torah parmi les plus importants textes du judaïsme, furent composés en Israël durant cette période. En 636 après J.-C., la Terre d’Israël fut prise par les Arabes musulmans. Le contrôle de la région échut aux Omeyyades, puis aux Abbassides. La région fut gouvernée un temps par les Croisés principalement francs de 1099 à 1260 date à laquelle la région tomba aux mains des Mamelouks.

 

En 1516, la Terre d’Israël fit partie intégrante de l’Empire ottoman qui gouverna la région jusqu’au début du XXe siècle à l’exception de la courte invasion de troupes françaises par Napoléon dont certains disent qu’il envisagea la création d’un État juif sous protection française en Palestine. La fin de l’Empire ottoman après la première guerre mondiale placera la région sous administration (1917) puis mandat britanniques (1922) après accord de la Société des Nations. Bien que très difficilement estimable, la population de la région entière de Palestine s’établirait aux alentours de 400.000 habitants au XIXe siècle dont 100.000 à 200.000 selon les sources de l’époque (Recensement turc et démographes contemporains) à l’intérieur des limites du futur État d’Israël en 1893.

 

Balfour_portrait_and_declaration.jpgLe Mandat britannique dura de 1917 à 1948, date du partage effectif de la Palestine entre les populations juive et arabe. La politique britannique dans la région favorisa tantôt les Juifs (principalement au début du mandat), tantôt les Arabes (en particulier lors de la seconde guerre mondiale) dans un jeu d’équilibre qui aboutit à l’affrontement généralisé entre les deux groupes ethniques et le rejet des britanniques dans les deux camps.

 

L’histoire de cet État s’inscrit dans le cadre de l’histoire du peuple juif et dans la continuité de l’histoire du sionisme. Son indépendance est vue par ses pères fondateurs comme la mise en œuvre des promesses de la Déclaration Balfour de 1917 et du plan de partage de la Palestine approuvé par l’ONU en 1947.

 

Declaration_of_State_of_Israel_1948.jpgLa déclaration d’indépendance de l’État d’Israël est lue le 14 mai 1948 le dernier jour du retrait des forces britanniques, par le président de l’Agence juive, David Ben Gourion, qui devient le premier premier ministre du nouvel État.BenGourion.jpg

Les pays arabes voisins lui déclarent immédiatement la guerre et l’envahissent le jour-même, officiellement dans le but de mener une « guerre d’extermination » selon le discours du premier secrétaire de la Ligue arabe, Abdul Rahman Hassan Azzam.

Le nouvel État dût dès lors affronter les armées de 7 pays arabes lors de la guerre israélo-arabe de 1948. Après de longues périodes de combats et de trêves, divers armistices entre Israël et chacun des principaux États arabes furent signés. Tout d’abord avec l’Égypte, le 12 février 1949 qui annexa la bande de Gaza, le Liban le 23 mars 1949 sur la ligne bleue, la Jordanie le 3 avril 1949 qui annexa la Cisjordanie et la partie est de Jérusalem et qui procéda à un échange de territoire avec Israël pour aboutir aux frontières actuelles appelées la ligne verte et enfin la Syrie le 20 juillet 1949.

 

exodus_1947.jpgPour les historiens palestiniens et arabes, ainsi que plusieurs historiens israéliens appartenant au groupe des nouveaux historiens, la création de l’État est marquée par l’expulsion de 800.000 Palestiniens principalement à la suite de la guerre civile de 1947-1948 en Palestine mandataire.

Pour les historiens israéliens, les réfugiés arabes (au nombre de 520.000) ont fui pour plusieurs raisons. Une majorité s’est enfuie volontairement, répondant aux appels de dirigeants arabes tels que le grand mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, le Haut Comité arabe (organe politique central de la communauté arabe de Palestine) et la Ligue arabe qui leur promettaient un retour rapide après la victoire. Une autre partie s'est enfui suite à l'émigration des élites et chefs locaux avant la guerre, d’autres encore ont fui suite à la défaite.

 

Suite à la création de l’État d’Israël en 1948, 900.000 réfugiés juifs des pays arabes fuient ou sont expulsés des pays arabes. Parmi eux, 600.000 affluent en Israël à la suite de violences anti-juives et pogroms en Syrie, Égypte et Irak en particulier.guerre_6_jours_67.jpg

Lors de la conférence de Lausanne de 1949, Israël proposa le retour de 100.000 réfugiés en échange de la reconnaissance de l’indépendance d’Israël.

 

Les frontières du pays ont largement évolué depuis le plan de partage de la Palestine de 1947 voté par les Nations unies par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions, au gré des guerres israélo-arabes, des armistices et des traités de paix.

 

Certaines résolno_wall_Palestine_big_wall_bg.jpgutions de l’ONU ont revêtu une importance capitale pour Israël, entre autres la résolution 181 qui soutient notamment la constitution d’un État juif, puis les résolutions 242 du 22 novembre 1967, suite à la guerre des Six Jours et 338 du 22 octobre 1973 du Conseil de sécurité, qui proposaient un cadre pour le règlement du conflit israélo-arabe.

israeli-wall14_thumb-2-.jpgÀ ce jour, l’Égypte, la Jordanie, la Mauritanie (Nouakchott a rompu tous ses liens diplomatiques avec Israël depuis le mois de mars 2009) et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’État d’Israël, mais pas les autres pays arabes. Parmi les autres pays musulmans, la Turquie maintient des relations diplomatiques avec Israël.

 

La Syrie, l’Iran et des groupes politiques hostiles qui ne reconnaissent pas l’existence d’Israël, comme le Hamas, le désignent par les expressions « entité sioniste » et refusent officiellement tout contact avec Israël.

Depuis son indépendance en 1948, l’État d’Israël a été impliqué dans plusieurs conflits armés avec les pays arabes voisins et reste impliqué dans le conflit israélo-palestinien.

Les premières années du pays sont marquées par l’arrivée des rescapés de la Shoah et d’importantes vagues d’immigration juive en provenance de nombreux pays du monde, en particulier les réfugiés fuyant les pays arabes puis à partir des années 1970, les Juifs d’Union soviétique.

Publié dans UNE SEMAINE - UN PAYS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article