UNE SEMAINE / UN PAYS / LA BULGARIE

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

bulgarie drapeau4_big.jpgLa Bulgarie, en forme longue la République de Bulgarie, en bulgare Bălgarija et Republika Bălgarija (translittération romane ISO 9), en bulgare cyrillique България et Република България, est un pays d’Europe du Sud-Est situé dans la péninsule balkanique. La plus ancienne ville d'Europe, Plovdiv, est située en Bulgarie. Les premiers vestiges de civilisation à cet endroit datent de la période mycénienne, soit la fin du IIe millénaire av. J.-C.. La Bulgarie couvre une partie du territoire de l'ancienne Thrace (en grec ancien Θρκη / Thrákê, en bulgare Тракия) d'où, selon la mythologie grecque, le dieu Dionysos est originaire. La Bulgarie est bordée par la mer Noire à l'est, au sud par la Grèce et la Turquie, au nord par le Danube et la Roumanie, à l’ouest par la Serbie et la République de Macédoine.

voix-Bulgares3.jpgSituée au sud-est de l'Europe, dans les Balkans, la Bulgarie est le plus ancien pays slave encore en existence. Fondée en 680-681, la Bulgarie est un État successeur de la Bulgarie de la Volga et de la Grande Bulgarie. Elle était un empire puissant au Moyen Âge, dans la période de 700 à 1018 (Premier Empire) et de 1185 à 1370 (Second Empire). Après 1371, à cause d'une crise politique, le Second Empire se morcelle en quelques petites principautés, qui tombent sous les attaques ottomanes à la fin du siècle. Après une série de révoltes dans les années 1800, une principauté bulgare se forme et obtient son indépendance en 1908. Jusqu’à 1944, la Bulgarie est alliée à l'Allemagne et elle devient un pays socialiste sous l'influence de l'URSS en 1946. En 1990, le régime communiste tombe et la République de Bulgarie est formée.

La Bulgarie fait partie de l’Union européenne, l'OTAN, l'Organisation mondiale du commerce et La Francophonie. La Bulgarie souhaitait adopter l’euro à partir de 2013, cependant elle a abandonné ce projet en raison d’un déficit plus élevé que prévu.

800px-Theater PlovdivAntiquité : la Thrace

La Thrace doit son nom aux Thraces, peuple indo-européen qui occupait cette région. Leur existence est attestée par Homère dans l'Iliade au chant X. Ils furent un peuple hautement civilisé peuplant, pendant l'Antiquité, le territoire de l'actuelle Bulgarie. Varna fait partie des plus anciennes villes d'Europe. L'ancienne « Odessos » a été fondée au VIe siècle av. J.-C. (environ en 570 av. J.-C.) par les colonisateurs de Milet. Mais la région était déjà peuplée depuis longtemps par les Thraces, dès le IIe millénaire av. J.-C., et même avant, par la mystérieuse « Culture Varna » (Chalcolithique) qui a développé la poterie et l'orfèvrerie. Cette civilisation nous a laissé les plus vieux bijoux en or du monde datés du Ve millénaire av. J.-C.. Les thraces se répartissent en diverses tribus jusqu'à ce que le roi Térès les réunisse autour d'un État, vers 500 avant notre ère. Le royaume de Thrace atteint son apogée sous le règne des rois Sitalcès et Cotys Ier (383-359 avant J.-C.), de la dynastie des Odryses ; détruit et envahi par la Macédoine de Philippe, le père d'Alexandre, il connaît un renouveau sous Seuthès III en -341. En 188 de notre ère, la Thrace est définitivement intégrée dans l'Empire romain qui, petit à petit, romanise les populations au nord d'une ligne nommée Jirecek (du nom de l'historien du XIXe siècle qui l'identifia), tandis qu'au sud de cette ligne, les Thraces s’hellénisèrent.

home.jpgMoyen Âge

À partir du VIe siècle arrivent, le plus souvent pacifiquement, les Slavons, des Slaves qui s'installent parmi les populations thraces romanisées ou hellénisées. Les Slavons deviennent progressivement majoritaires. À partir du VIe siècle arrivent les Bulgares. Il s'agit d'une confédération de peuples et tribus d'Asie centrale, dont certains turcophones (et proches des actuels Balkars du Caucase), mais aussi iraniennes (et proches des Alains et des actuels Ossètes du Caucase). Mais, aujourd'hui, la carte génétique présente origine et race européenne pour la plupart des bulgares. La langue aussi a préservé des centaines de mots thraciens. Cependant, les écritures runiques bulgares, encore mal étudiées, tendent à prouver une appartenance linguistique du groupe principal aux langues du Pamir utilisées autrefois avant la turquisation forcée et tardive de la région vers le XIVe siècle (P. Dobrev). Ils commencent à affluer vers l'Europe par vagues successives à partir du IIe siècle après J.-C. et s'installent d'abord sur le Don.

SIGE D~1Au VIIe siècle, les Bulgares du Don se séparent en deux : une moitié remonte vers le nord et fonde la Bulgarie de la Volga (ultérieurement convertie à l'islam et assimilée par les Tatars); l'autre moitié, menée par le khan Asparoukh, migre vers l'ouest et fonde le 9 août 681 la « Bulgarie du Danube », un vaste état qui s'étendait sur les actuelles Bulgarie, Macédoine, Serbie, Hongrie occidentale, Roumanie et Moldavie. Selon des thèses récentes et bien fondées, telle que celle de l'académicien Bojidar Dimitrov, ce premier État bulgare est la continuation directe de l'État de Koubrat le Grand, le père d'Asparoukh, dont l'empire couvrait aussi l'actuelle Ukraine.

En 717, les Bulgares contribuent à sauver Byzance des assauts arabes. Le khan Tervel est appelé par ses contemporains « le Sauveur d'Europe ». Entre 861 et 864, la Bulgarie embrasse la foi orthodoxe, adopte le slavon comme langue usuelle et officielle et atteint sa plus grande extension territoriale sous Siméon, premier tsar. Mais au Xe siècle, en 969, l'empereur byzantin Basile II (surnommé « Bulgaroctone », le « Tueur de Bulgares »), allié aux Russes de Kiev, attaque la Bulgarie. En 971, il prend Preslav, la capitale, et, en 1018, il met fin au premier Tzarat et réincorpore les anciens territoires de la Bulgarie dans l'Empire romain d'Orient.

En 1180, la révolte des Bulgares et des Valaques menés par les frères Petar et Assen, aboutit au Second Empire Bulgare, remplacé ensuite par trois Tzarats (Vidin, Trnovo et Dobritch) qui tombent l'un après l'autre aux mains des Ottomans.

Kaliakra ArkaPériode ottomane

La Bulgarie est entièrement conquise en 1396. Malgré une domination ottomane qui ne prend fin qu'un demi-millénaire plus tard, les tentatives d'islamisation du pays n'ont réussi que très partiellement (Pomaques : bulgares musulmans). L'Église orthodoxe bulgare a toujours fait acte de résistance durant les cinq siècles qu'a duré l'occupation ottomane[réf. nécessaire]. Elle a veillé à préserver les traditions slaves[réf. nécessaire] et ouvert ses monastères aux insurgés. En revanche, des Turcs qui se sont installés en Bulgarie (notamment dans l'est du pays) se sont même convertis au christianisme (Gôk-Oguzes).

La domination ottomane ne prend effectivement fin que suite à l'insurrection d'avril 1876, qui entraîne la guerre russo-turque de 1877 et le traité de San Stefano du 3 mars 1878, par lequel la Bulgarie acquiert une indépendance relative en tant que principauté autonome. Elle n'accède à l'indépendance véritable que le 22 septembre 1908, en tant que monarchie.

XXe siècle

Le pays est profondément impliqué en 1912 et 1913 dans les guerres des Balkans, série de conflits avec ses bulgarie-sofia-300.jpgvoisins. Pendant la première guerre des Balkans, la Bulgarie menait la Ligue Balkanique contre l'Empire ottoman et a vaincu, mais la dispute sur le contrôle de Macédoine a provoqué une seconde guerre entre les pays de la Ligue. La Bulgarie, attaquée simultanément par ses voisins, a perdu face aux armées de l'Empire ottoman, la Serbie, la Grèce et la Roumanie. Cette perte a résulté en une « catastrophe nationale », avec des déchirures territoriales et une crise économique.

Pendant les deux guerres mondiales, la Bulgarie se retrouve dans le camp des perdants. La perte de la Première Guerre mondiale provoque la seconde catastrophe nationale et dénote l'échec des efforts à réunir tous les bulgares dans un État-nation. Une période d'instabilité politique a suivi. Le coup d'État du 9 juin 1923 supprime l'ancien gouvernement agrarien et installe un régime pro-fasciste d'Alexandre Tsankov. En septembre la même année, une insurrection communiste visait à renverser le gouvernement de Tsankov, mais cela a échoué. En 1934, tzar Boris III, le monarque bulgare, installe une dictature personnelle pour éviter la crise politique. Après la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie entre dans la sphère d'influence de l'URSS (avec l'entrée de l'armée rouge le 9 septembre 1944) et devient elle-même une « démocratie populaire » voulant construire le socialisme, en 1946. La domination soviétique s'achève en 1990, quand ont lieu les premières élections multipartites.

La Bulgarie rejoint l'Otan en 2004. La Bulgarie fait partie de l'Union européenne depuis le 1er janvier 2007. Elle a signé son traité d'adhésion le 25 avril 2005 à Luxembourg et elle a négocié son adhésion entre le 10 décembre 1999 et le 15 juin 2004.

Autumn in the RhodopesGéographie

La principale caractéristique de la Bulgarie est sa division en bandes de montagnes et de plaines orientées est-ouest. Du nord au sud se succèdent le plateau Danubien, le massif des Balkans (Stara planina), la plaine Centrale de Thrace et le massif des Rhodopes. La partie Est, près de la mer Noire, est constituée de collines qui gagnent progressivement en hauteur en allant vers l'Ouest. La partie Ouest du pays est constituée uniquement de montagnes.

Plus des deux tiers du pays, constitués de plaines plateaux et collines, se situent à une altitude inférieure à 6800px-Uzunbudzhak00 mètres. Les plaines (moins de 200 mètres d'altitude) représentent 31 % de la surface du pays, les plateaux (entre 200 et 600 mètres) 41 % de la surface, les montagnes de faible élévation (entre 600 et 1 000 mètres) 10 %, les montagnes moyennes (entre 1 000 et 1 500 mètres) 10 % et les montagnes élevées (plus de 1 500 mètres) 3 %. L'altitude moyenne de la Bulgarie est de 470 mètres.

Relief

Deux ensembles montagneux (le Grand Balkan et les Rhodopes) atteignent une altitude moyenne de 2 000 mètres et commandent un réseau de petites vallées dont la plus connue est la vallée des roses. Les plaines s'étendent au nord. Elles sont irriguées par les affluents de Danube.

800px-Sofia - Seminary - 2Culture

La culture bulgare est une ensemble des influences principalement proto-Bulgares, slaves et thraces, mais aussi grecs, ottomans et celtiques Pendant le Moyen Âge, la Bulgarie était le noyau culturel des peuples slaves et avait quelques réalisations culturelles notables, par exemple l'alphabet cyrillique et les compositions musicaux complexes de Joan Kukuzel. Entre 1396 et 1878, la Bulgarie était une partie de l'Empire ottoman. La théocratie islamique, que les ottomans avaient installée, a entraîné l'élimination de la culture bulgare médiévale et l'isolement des bulgares des courants progressifs de l'Europe.

La Renaissance Bulgare est une période d'essor culturel, qui commence avec l'écriture d'Istoriya Slavyanobolgarskaya par Païsius de Hilendar en 1762, sous l'influence des Lumièresbulgarie-sofia-300-copie-1.jpg. La « Renaissance bulgare » est principalement associée avec la progression de la conscience nationale et l'émergence d'un nationalisme romantique, qui donne lieu au rétablissement de l'indépendance du Patriarcat de Bulgarie en 1870, l'insurrection d'avril en 1876 et la restauration de l'État bulgare en 1878.

Les années de 1880 à 1945 se distinguent par la prospérité des arts, particulièrement la littérature. La modernisation du pays et la besoin de compenser les siècles sans liberté sous la théocratie musulmane incitent une adoption des courants littéraires d'Europe, comme le symbolisme (Peyo Yavorov, Pentcho Slaveykov, Atanas Daltchev), l'expressionnisme (Geo Milev) et le réalisme (Yordan Yovkov, Yordan Raditchkov). Après 1945, le réalisme socialiste soviétique et la science-fiction sont devenus les genres dominants dans la littérature.

Dans le domaine du cinéma, la Bulgarie est notée pour ses films artistiques, dont certains d'eux, tels que Midi Torride (1965) et Eastern Plays (2009) ont apparus au Festival de Cannes.

 

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