UNE SEMAINE, UN PAYS / LA GRECE

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

800px-Flag of Greece svgLa Grèce (en grec ancien et katharévousa λλάς / Hellás, en grec démotique Ελλάδα / Elládha), la République hellénique pour les usages officiels (Ελληνική Δημοκρατία / Ellinikí Dhimokratía) est un État d’Europe du sud, situé dans l'extrême sud des Balkans. Sa capitale est Athènes.

La Grèce a des frontières avec l’Albanie, la Macédoine (qu'elle reconnaît uniquement sous le nom de "Ancienne République Yougoslave de Macédoine", ou FYROM), la Bulgarie et la Turquie. La mer Ionienne à l'ouest et la mer Égée à l'est, parties de la mer Méditerranée, encadrent le pays qui compte près de 6 000 îles et îlots, indissociablement liées à la civilisation et aux traditions grecques.

 

La Grèce est membre de l’OTAN depuis 1952[1] de l’Union européenne depuis 1981 et de la zone euro depuis 2001.

 

La Grèce est considérée comme le berceau de la culture européenne. C'est sur son territoire et dans ses cités que dans l'antiquité sont nés la philosophie, la démocratie, le théâtre. On lui doit aussi l'invention des Jeux olympiques.

L’Empire byzantin fut aussi un empire grec, et plus encore ses États successeurs, le Despotat d'Épire, l'Empire de Nicée, l'Empire de Trébizonde, le despotat de Mistra. D'autres États chrétiens des Balkans eurent une importante composante grecque : despotat de Dobrogée au XIVe siècle, principautés de Valachie et de Moldavie à l'époque phanariote au XVIIIe siècle.

C’est en 1830 que le premier État grec indépendant de l'ère moderne vit le jour, suite à une guerre d'indépendance contre l'Empire ottoman.

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HISTOIRE

La Grèce a une histoire très riche, de la Grèce antique à la Grèce actuelle en passant par l’empire d’Alexandre le Grand, l’Empire romain, la domination ottomane, le Royaume de Grèce, la guerre civile, et la dictature des colonels.

 

413px-Helmed_Hoplite_Sparta.jpgLa Grèce antique est une civilisation ayant fleuri durant l'Antiquité en Grèce et dans une partie du bassin méditerranéen. Si des cultures préhelliniques élaborées ont existé en mer Égée puis en Grèce dès le IVe millénaire av. J.-C., la civilisation grecque proprement dite se développe et s'étend progressivement à partir de la fin du IIe milléraire, et jusqu'à la conquête par Rome des royaumes hellénistiques. La zone géographique balayée est vaste, allant de la Méditerranée occidentale (Marseille) et orientale (Asie Mineure et Grande Grèce) jusqu'aux confins du Moyen-Orient et à l'Égypte ptolémaïque, dont la chute au Ier siècle av. J.-C. marque la fin du dernier état hellénistique indépendant.

La civilisation grecque a réalisé de nombreuses innovations politiques et culturelles qui ont influencé durablement la société occidentale.

 

La mythologie grecque est l'ensemble des mythes provenant de la Grèce antique. Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs, forment 607px-Akhilleus_Patroklos_Antikensammlung_Berlin_F2278.jpgles fondements de leur religion ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras (Ve siècle av. J.-C.). Ils sont aussi à l'origine, pour une large part, de la mythologie romaine.

D'abord véhiculés par la tradition orale, les mythes grecs nous sont essentiellement connus grâce412px-Homeros_Caetani_Louvre_Ma440_n2.jpg à des témoignages antiques (artistiques et littéraires) qui proviennent de toute la Méditerranée et s'étalent sur plusieurs siècles. De nombreuses différences de versions apparaissent en fonction des époques et des lieux, qui témoignent que les mythes n'étaient pas pour les anciens des récits figés mais des matières en évolution permanente.

Riches et variés, ces récits ont constitué — et constituent encore aujourd'hui — des thèmes souvent traités dans l'art, la philosophie et la littérature occidentale.

 

L’empire byzantin a été un État de cultures essentiellement grecque et chrétienne. Par sa longévité et les trésors culturels et architecturaux qu’il nous a laissés, un peu de sa magnificence passée et de la culture originale dont il était le dépositaire peuvent être entrevues. Sa fin brutale en 1453 marque le début d’une ère nouvelle.

 

La Guerre d'indépendance grecque (1821-1830), ou Révolution grecque, est le conflit grâce auquel les Grecs, finalement soutenus par les grandes puissances (France, Royaume-Uni, Russie), réussirent à obtenir leur indépendance de l'Empire ottoman.260px-Epanastasi.jpg

En 1821, les Grecs, chrétiens orthodoxes se révoltèrent face à la domination de l'Empire ottoman. Cette révolte réussit, et l'indépendance, de fait, fut proclamée lors de l'Assemblée nationale d'Épidaure en 1822. L'opinion publique européenne était assez favorable au mouvement, à l'image de Chateaubriand, Jean-Gabriel Eynard, Lord Byron ou le Colonel Fabvier quelques uns des nombreux philhellènes. La Russie était, quant à elle, intéressée au sort des Orthodoxes grecs. Cependant, aucun pays, telle la France de Villèle, ne bougea, à cause du poids politique et diplomatique de la Sainte-Alliance, et particulièrement de l'Autriche de Metternich, partisan acharné de l'ordre et de l'équilibre. Des Grecs vivant hors de l’Empire ottoman, par exemple des habitants des Îles Ioniennes tels que Ioánnis Kapodístrias ou Spiridon Trikoupis, et des membres de l'élite grecque de Constantinople (les Phanariotes), vinrent rapidement en aide aux révolutionnaires.

Pendant deux ans, les Grecs multiplièrent les victoires. Cependant, ils commencèrent à se déchirer. La Sublime Porte appela à l'aide son puissant vassal égyptien Méhémet Ali. Pour les Grecs, une phase de répressions commença. Cependant, les Russes souhaitaient de plus en plus ardemment intervenir. Les Britanniques, quant à eux, désiraienNaval_Battle_of_Navarino_by_Garneray.jpgt limiter l'influence russe dans la région. Une expédition navale de démonstration fut suggérée en 1827 par le Traité de Londres (1827). Une flotte conjointe russe, française et britannique rencontra et détruisit, sans l'avoir vraiment cherché la flotte turquo-égyptienne lors de la bataille de Navarin. La France intervint, dans un esprit de croisade par l'expédition française en Morée (Péloponnèse) en 1828. La Russie déclara la guerre aux Turcs la même année. Sa victoire fut entérinée par le traité d'Andrinople, en 1829, qui augmentait son influence régionale.

Ces interventions européennes précipitèrent la création de l'État grec. La Conférence de Londres (1830), où se réunirent des représentants britanniques, français et russes, permit en effet l'affirmation de l'indépendance grecque que la Prusse et l'Autriche autorisèrent. La France, la Russie et le Royaume-Uni gardèrent ensuite une notable influence sur le jeune royaume.

 

09_landscape_galeria.jpgConstantin II (grec: Κωνσταντίνος Β΄ της Ελλάδας / Konstantínos II tis Elládas) né le 2 juin 1940, fut le sixième et dernier roi des Hellènes du 6 mars 1964 au 1er juin 1973, date à laquelle il fut déposé (sans abdiquer) et la République proclamée. Cette déposition fut confirmée par le référendum de novembre 1974 au déroulement controversé.

En Grèce, le nom utilisé pour faire référence à Constantin aujourd'hui est le plus souvent : « l'ancien roi Constantin ». Cependant, cela peut changer en fonction de l'appartenance idéologique de chacun (y compris dans certains médias) : le nom « Constantin De Grecia » est une référence à son passeport danois qu'il est obligé de porter en raison de la querelle qui l'oppose à l'État grec. On peut aussi rencontrer la dénomination « l'Ancien » (en grec ο Τέως / o Téos) ou, de manière plus hostile, « Monsieur Glücksburg » ou « le Glücksburg » (en o Γκλύξμπουργκ) nom censé rappeler ses origines étrangères. Les monarchistes et ses sympathisants l'appellent quant à eux « le Roi » ou, de manière plus effacée, « Constantin ».l-aveu.jpg

 

 La dictature des colonels est le nom donné au pouvoir politique en place en Grèce de 1967 à 1974, qui provoqua en outre l'exil du roi Constantin II monté sur le trône en 1964. Cette dictature est issue de la prise du pouvoir par une junte d'officiers alors dominée par Yeóryos Papadópoulos.

 

La Grèce est une république parlementaire depuis la constitution de 1975. Cette dernière garantit de façon détaillée les libertés civiles. Cependant le poids de l'Église orthodoxe y est resté très important : il n'y pas de séparation entre l'église et l'Etat en Grèce (Ainsi l'article 3 de la constitution règle les rapports entre les deux autorités).npc_mercouri.jpg

Le pouvoir exécutif est assuré par le président de la république élu par le parlement à la majorité des 2/3 et un premier ministre issu de la majorité parlementaire. Aujourd'hui, le président a un rôle purement représentatif et il n'a aucun pouvoir politique.

L'organe du pouvoir législatif est un parlement à chambre unique, la Vouli ton Ellinon (Chambre des Grecs).

L'Áreios Págos (Aréopage) est le nom porté par la Cour de cassation.

Une Cour suprême spéciale est composée du président et de quatre membres de la Cour de cassation, du président et de quatre membres du Conseil d'État, ainsi que du président de la Cour des comptes, assistés dans certains cas de deux professeurs de droit.

La politique étrangère de la Grèce est conduite par le gouvernement et le président n'a constitutionnellement aucun pouvoir.

La vie politique est dominée par le Mouvement socialiste panhéllenique (PASOK) et la Nea Dimokratia (Nouvelle démocratie, centre-droit). À l'extrême gauche subsistent deux partis communistes, le KKE (marxiste orthodoxe) et le SYN, représentés à la Vouli. Une scission a donné naissance à la SYRIZA. L'extrême droite est très marginale : elle a été notamment été représentée par le mouvement Printemps politique (POLAN) dans les années 1990.

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