UNE SEMAINE / UN PAYS / LA MACEDOINE

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

macedoineLa Macédoine (aussi appelée en forme courte ou longue l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, l'ancienne République yougoslave de Macédoine ou l'ex-République yougoslave de Macédoine, abrégée en ARYM, en anglais FYROM, en macédonien Makedonija, Македонија et Republika Makedonija, Република Македонија) est un État d’Europe du Sud situé dans la péninsule des Balkans. Elle est entourée de la Grèce, de la Bulgarie, de la Serbie, du Kosovo[4] et de l’Albanie. La république de Macédoine est candidate à l'adhésion à l’Union européenne depuis le 22 mars 2004, statut reconnu par le Conseil européen du 17 décembre 2005.

- 1 ~1Malgré des négociations qui durent déjà depuis des années, la question du nom du pays n'est pas encore réglée, la Grèce s'opposant à ce que le pays porte le nom de « Macédoine » sans un déterminant géographique ou autre. L'amorce des négociations d'adhésion à l'OTAN et à l'Union européenne semble devoir être conditionnée par le règlement du problème du nom.

Origine et débats autour du nom

Le nom Macédoine est la forme latine (Macedonia) d’un toponyme grec ancien (Μακεδονία) nommant cette partie des Balkans. Le terme de Macédoine renvoie au royaume de Philippe II de Macédoine et d’Alexandre dans l’Antiquité. Sous l’Empire byzantin, il a servi à désigner des divisions militaires et administratives d’ailleurs mouvantes (« thèmes »), dans une région où depuis le VIe siècle s’étaient installés des Slaves, tandis que les Grecs restaient groupés près de la côte. Enh-20-1981133-1268234529globée de 893 à 927 dans l’empire bulgare de Siméon (sauf sa capitale Salonique), la Macédoine revient à l’Empire Byzantin vers 1015.

Le souverain serbe Stefan Milutin s’en empare à son tour en 1284. Elle restera serbe jusqu’en 1371 et la défaite de Vukašin Mrnjavčević lors de la bataille de la Maritza. Dans un premier temps Marko Kraljević la gouvernera sous l’autorité de la Porte, puis les Ottomans l’intégrent à l'empire jusqu’en 1912. Pour eux, pendant cinq siècles, tout l'ouest de l'actuelle Macédoine était le Kosovo du Sud, celui-ci a été partitionné par la Fédération yougoslave. C'était pendant l'Empire ottoman le vilayet (région administrative ) de Üsküp (Skopje : actuelle capitale de la Macédoine). Tandis que le sud de la Macédoine était une partie du vilayet de Manastır (dont le nom albanais a été replacé par la dénomination slave Bitola). C'est d'ailleurs à Manastır qu'a été choisi l'alphabet de la langue albanaise.

En 1913 la Serbie, la Bulgarie et la Grèce, qui revendiquaient chacune la Macédoine (dont la population était alors fort bigarrée) chassent les Ottomans et se partagent la région. À Paris, selon la légende, un cuisinier invente un plat de légumes mélangés qu’il baptise du nom de cette région. Après la Première Guerre mondiale, la Serbie est intégrée au nouvel État devant réunir les populations slaves de la région : la Yougoslavie.

Après la seconde guerre mondiale, la Yougoslavie devient une fédération, au sein de laquelle la république (socialiste) de Macédoine est une république fédérée2248597009 small 1 autonome, indépendante de la Serbie.

Avec la fin de la seconde Yougoslavie, en 1991, les dirigeants de la République de Macédoine — qui vient de gagner son indépendance — cherchent une identité locale forte qui évite leur absorption par la Bulgarie (le parler slave de Macédoine est très proche du bulgare) ou par l’Albanie (le district de Tetovo, au nord-ouest, est peuplé d’Albanais). Pour cela, non seulement ils conservent le nom Macédoine, mais ils adoptent les emblèmes de la Macédoine antique (« Soleil de Vergina » dans la tombe de Philippe II). La Grèce conteste cette appropriation d’un passé grec bien antérieur aux Slaves, et cette dénomination. Diverses dénominations sont proposées : « Vardarie » (du nom du principal fleuve du pays), « Macédoslavie », « Macédoslavonie », « Nouvelle Macédoine » ou encore « Slavomacé7doine », mais les dirigeants macédoniens refusent tout nom où ne figurerait pas le radical « Macédo » et les Grecs, tout nom où il figure.

En l’absence de compromis, la plupart des organisations internationales et des États étrangers appellent officiellement ce pays par son nom constitutionnel : République de Macédoine. Seule la Grèce et ses alliés, dans les relations officielles, appellent le pays par l’acronyme ARYM (Ancienne République yougoslave de Macédoine). L’acronyme anglais est FYROM (Former Yugoslav Republic of Macedonia). Il est toutefois fait largement usage, par commodité, dans les textes moins officiels (communiqués, liens de navigation des sites des ministères des Affaires étrangères) des termes Macédoine et République de Macédoine. 113 pays dans le monde utilisent le nom constitutionnel (« République de Macédoine ») et reconnaissent officiellement le nom « Macédoine ». Parmi ceux-ci : la Turquie, les États-Unis d’Amérique, la Russie, la Pologne, la Slovénie, la Chine et la Bulgarie ont reconnu unilatéralement le nom de « République de Macédoine ».

1220580-skopje macedonia-SkopjeLa Grèce craint que si le nom « République de Macédoine » est utilisé, la Macédoine pourrait nourrir des prétentions territoriales vis-à-vis de la province grecque de Macédoine. Cependant l’amendement 2 de la constitution macédonienne interdit à l’État macédonien d’envahir d’autres territoires.

Lors du sommet de l'OTAN à Bucarest en avril 2008, alors que l’Albanie et la Croatie ont été officiellement invitées à rejoindre l’organisation, la candidature de la Macédoine n’a pas été acceptée suite au veto de la Grèce. Le secrétaire général de l’OTAN a déclaré que le pays sera le bienvenu lorsqu’il aura réglé le problème de son nom officiel (Macédoine) que la Grèce refuse toujours de reconnaître.

Histoire

La République de Macédoine est issue de la partition de l’ancienne Yougoslavie, dont elle était une république fédérée sous le nom de République socialiste de Macédoine. Pour affirmer son identité et sa cohésion face à l’irrédentisme bulgare ou albanais, elle choisit de conserver le nom de « Macédoine » et la définition de Krste Petkov Misirko de sa langue majoritaire Ohrid annunciation icon(« macédonienne »); pour symbole national, face au lion bulgare et à l’aigle albanais, elle adopta brièvement en 1992 un drapeau portant l’étoile de Vergina, symbole associé à Alexandre le Grand. Géographiquement, la république représente 38 % de la superficie et 44 % de la population de la région géographique et historique connue sous le nom de Macédoine, le reste étant divisé entre ses voisins grecs (un peu plus de la moitié du total) et bulgares (moins d’un dixième). Le choix de la dénomination de « Macédoine » par un état à majorité slave entraîna les véhémentes protestations de la Grèce, qui considère que cette dénomination héritée de l’Antiquité appartient à son histoire et non à celle des slaves, d’autant que la langue d’Alexandre le Grand était le grec de la koinè. Elle conteste donc à la nouvelle république le droit d’utiliser ces références à l’Antiquité et a obtenu qu’elle modifie son drapeau en 1995. Cependant l' aéroport de Skopje a été rebaptisé « Alexandre le Grand » ce qui peut être perçu comme une provocation par les Grecs. C’est pourquoi l’ONU ne la reconnaît que comme « ancienne République yougoslave de Macédoine » (ARYM - en anglais FYROM pour Former Yugoslav Republic of Macedonia) et que le pays adopta en 1995 un nouveau drapeau avec huit rayons au lieu des seize rayons de l’ancienne étoile de Vergina. Après de nombreuses propositions repoussées par le gouvernement de Skopje (« Vardarie », « Vardaroslavonie », etc.) ou par celui 42686367 skopje416afpd’Athènes (« Macédoslavie », « Macédoine du Nord », etc.), une nouvelle proposition d’« appellation à ne pas traduire » (comme « Belarus », « Moldova » ou « Myanmar ») : Republika Makedonija-Skopje, a été avancée par les Nations unies et semble pouvoir être acceptée par la Grèce.

La République de Macédoine resta à l’écart des violents conflits nationalistes qui secouèrent les anciennes républiques yougoslaves de Bosnie-Herzégovine et Croatie en 1991-1995, mais l’afflux de 360 000 réfugiés albanais du Kosovo voisin en 1999 suite à la Guerre du Kosovo faillit déstabiliser la république. Avec l’aide internationale, elle sauvegarda cependant sa cohésion, son indépendance et la paix civile.

La stabilité politique et une longue frontière commune avec l’Union européenne (Bulgarie et Grèce) aident au développement économique de la Macédoine.

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