UNE SEMAINE / UN PAYS / LE GABON

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

drapeau_gabon.jpgLe Gabon, en forme longue la République gabonaise, est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, traversé par l'équateur, faiblement pbwiti-300x225.jpgeuplé. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées. Ancienne colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960.

Histoire

Le peuplement du Gabon s'est fait par vagues successives d'immigration, jusqu'au XIXe siècle, de Pygmées puis plus massivement de Bantous, de nos jours majoritaires. C'est lors de ce processus qu'accostèrent au XVe siècle les premiers Européens, des Portugais. Le nom du Gabon lui vient d'ailleurs de ces premieafrican_mask_picture_1133471907.jpgrs colons : Gabão en portugais signifie "caban", en rapport avec la forme de l'Estuaire qui borde les côtes de Libreville. La France occupa le Gabon progressivement à partir du milieu du XIXe siècle.

Carte topographique du Gabon.En octobre 1958, la Communauté française étant nouvellement créée, le Conseil de gouvernement du Gabon, s'appuyant sur l'article 76 de la nouvelle Constitution de la Ve République (version de 1958), demande la transformation du Gabon en département français. Léon Mba, président du Gabon, charge Louis Sanmarco, administrateur colonial, de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Sanmarco reçoit une fin du non recevoir, le général de Gaulle n'y étant pas favorable, au grand dam de Léon Mba lui-même.

Le 17 août 1960, comme la grande majorité des colonies françaises d'Afrique subsaharienne, le Gabon accède à l'indépendance, Léon Mba en devient le premier président. Celui-ci sera soutenu par la France qui assurera même militairement son maintien au pouvoir (intervention de l'armée française en 1964 à soncostumes-gabon-masque-20de-20danse-ngontang-4-20visages-mus.jpg profit), ceci jusqu'à son décès en 1967, où il est remplacé par son directeur de cabinet Albert Bernard Bongo.

Aussitôt aux commandes, Bongo instaure le monopartisme avec la création du Parti démocratique gabonais, muselant ainsi toutes velléités d'opposition à son encontre. L'exploitation des richesses naturelles du pays (bois, minerais et surtout pétrole), assure une relative prospérité au Gabon, et font avant tout du président Bongo, un chef d'état très courtisé, notamment par la France qui en fait un de ses alliés africains les plus sûrs.

En 1975, le Gabon adhère à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Certains estiment que la conversion du président Bongo à l'Islam (suite à laquelle il adopte le prénom musulman de Omar), dans le but de flatter les pays arabes majoritaires dans l'organisation, n'est pas étrangère à cette décision.

À la fin des années3613150257_94ff7cbff6.jpg 1980, la chute du cours du pétrole plonge le Gabon dans une grave crise économique qui perdure encore aujourd'hui, incitant la population à multiplier les revendications sociales et politiques. Une conférence nationale pour refonder le pays est ouverte en 1990, qui débouche finalement sur le rétablissement du multipartisme.

Malgré cette certaine démocratisation, la situation économique du pays n'évolue guère, tandis que Bongo et son parti présidentiel se maintiennent au pouvoir.

En 1994, l'Affaire Elf éclate en France et ne tarde pas à éclabousser Bongo et son entourage, la FIBA (French international bank of Africa) banque d'affaire dont la famille Bongo est actionnaire, au même titre que la République du Congo (dont la fille ainée du Président Denis Sassou-Nguesso, Édith, est la seconde épouse d'Omar Bongo), étant mêlée à cette Affaire politico-financière.

Le 27 novembre 2005, Omar Bongo Ondimba est réélu avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels de l'élection présidentielle. L’opposition, avec à sa tête Pierre Mamboundou, dénonce ce scrutin et parle de fraudes massives. Omar Bongo meurt le 8 juin 2009, à l'âge de 73 ans, sans successeur désigné. L'intérim est assuré par la présidente du Sénat Rose Francine Rogombé.

masque_gabon_4vi.jpgLe 3 septembre 2009, Ali Bongo Ondimba, ministre de la Défense, succède à Omar Bongo Ondimba à la tête du Gabon avec 41,79 % des suffrages exprimés, soit environ 141 000 voix sur un total de 800 000 électeurs inscrits. Il devance Pierre Mamboundou, crédité de 25,64 % des voix.

Géographie

Le Gabon est un pays d’Afrique centrale, longeant la côte Atlantique, au sud du golfe du Biafra. Situé sur le passage de l’équateur, le climat y est tropical chaud et humide.

Le relief du Gabon est constitué d’une plaine côtière basse, de collines à l’intérieur du pays et de savane à l’est et au sud.

Langues

La population du Gabon est à 80 % francophone. Il s'agit de la plus forte proportion de tous les pays du continent africain. Le Gabon est membre de plein droit de l'Organisation internationale de la Francophonie. imagesCAUL5PBM.jpg

Le Gabon abrite la première station de radio internationale du continent africain, Africa n° 1, qui diffuse ses émissions en français. Les émetteurs sont installés à Moyabi, à 600 km au sud de Libreville.

Ethnies

Le Gabon compte près d'une cinquantaine d'ethnies. Parmi lesquelles l'ont dénombre les majoritairement les Fangs, les punu, les Nzébis, les Obambas, les kota, les guisir, les vungu, les téké, les miénè, etc. D'autres ethnies ne comptent guère que quelques centaines d'individus. Culturellement, certaines sont amenées à se fondre progressivement dans la masse et à perdre leur langue et leurs particularités.

Il est difficile de donner une liste exhaustive d'ethnies carmasque_punu_gabon.jpg certaines ne sont que des sous-ensembles d'autres groupes et tout dépend du niveau de détail auquel on veut parvenir. La langue et les traditions d'une population permettent de la distinguer mais à partir de quel moment une variante locale de dialecte ou de pratiques culturelles est-elle suffisante pour justifier la qualification d'ethnie séparée ? Voici par conséquent une liste non-exhaustive et parfois redondante (un sous-groupe peut être mentionné sous une entrée propre alors que le groupe auquel il se rattache apparaît plus loin).

Plusieurs noms ou orthographes peuvent apparaître pour désigner la même ethnie. En effet, le préfixe Ba est souvent la marque du pluriel dans les langues bantoues si bien que "Bapunu" et "Punu" désigne la même ethnie, envisagée au pluriel ou au singulier. On peut aussi trouver une forme plus ou moins francisée du même nom "Punu" et "Pounou" sont un seul et même mot différemment orthographié.

Religions autochtones et importées

Avant la colonisation, les peuples du Gabon partageaient des croyances animistes caractérisées par des mythes et des rites variés mais ayant commeobjet-art-d-afrique-masque-gabon.jpg points communs le culte des ancêtres, dont l'esprit pouvait toujours influer sur l'existence des vivants, et le recours aux fétiches. On retrouve d'ailleurs encore aujourd'hui des cadavres mutilés d'enfants victimes de crimes rituels destinés à assurer à leurs auteurs puissance et richesse. Il y eut, à partir du XIXe siècle, une véritable compétition entre missionnaires catholiques et protestants pour évangéliser les Gabonais. En pratique, beaucoup de personnes associent aujourd'hui une foi chrétienne et d'anciennes croyances autochtones.

PF9009-90-lr-1.jpgIl faut noter le succès au Gabon de toutes sortes d'Églises, notamment évangéliques, inspirées de modèles américains ou bien africains. Il existe dans le pays une minorité musulmane composée essentiellement d'immigrés d'Afrique de l'Ouest. On peut supposer que la conversion du Président Bongo à l'Islam dans les années 1970 a assuré à cette religion une certaine visibilité.

En marge des pratiques religieuses, à mi-chemin entre ésotérisme et réseau d'influence, on peut mentionner l'existence de la franc-maçonnerie au Gabon qui compte un nombre notable d'adeptes dans les milieux dirigeants. Il existe une Grande Loge du Gabon, appartenant à la même obédience que la GNLF (Grande Loge nationale française) et aussi un Grand rite équatorial gabonais. Il existe aussi un mouvement rosicrucien au Gabon.

bwiti / djembè / djobi / mouiri ou mwiri / mvett / melane / ikokhou

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