UNE SEMAINE, UN PAYS / LE GHANA

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

GHANA-0.jpgLe Ghana moderne n'a pas de liens géographiques ou historiques directs avec l'Empire du Ghana. Le premier, ancienne Côte-de-l'Or, a été renommé par simple hommage au second. Le nom de Côte-de-l'Or vient des très nombreuses mines d'or du pays qui, avant d'être exploitées par les colons britanniques, allemands, hollandais et français, étaient abondamment utilisées par l'ethnie Ashanti, qui garde la tradition GHANA-1.jpgde splendides bijoux en or, tradition qui s'est propagée aussi chez l'ethnie voisine Abron.

L'un des principaux hommes politiques du Ghana fut le panafricaniste Kwame Nkrumah. L'ancien président du Ghana, John Agyekum Kufuor, avait été réélu pour un second mandat en décembre 2004. En décembre 2008, l'élection présidentielle, à laquelle ne pouvait se représenter Kufuor, s'est déroulée sans heurts. Très serrée, elle a été remportée par John Atta-Mills, juriste GHANA-3.jpgde 64 ans, après que son opposant, Nana Akufo-Addo, eut reconnu sa défaite. La passation de pouvoir entre Kufuor et Atta-Mills a eu lieu le 7 janvier 2009.

Par ailleurs, le Ghana a également subi l'esclavage : on peut toujours visiter les forts sur la côte, dont Elmina. Malgré une loi l'interdisant, l'esclavage des enfants persiste, particulièrement dans la région du lac Volta.

Histoire

L'histoire de la partie de l'Afrique qui deviendra le GGHANA-7.jpghana d'aujourd'hui est relativement mal connue avant 1500. Les recherches archéologiques ont montré que l'occupation humaine y est très ancienne aussi bien sur la côte qu'à l'intérieur des terres. Des recherches récentes ont mis en évidence, dans la zone forestière, la présence de sites d'habitat entourés de profonds fossés datant d'entre le VIIe et le XIVe siècle de notre ère. Ce type de site, que l'on connaît par ailleurs de la Côte d'Ivoire au Nigeria, témoignent de l'existence d'une civilisation sédentaire maîtrisant la métallurgie du fer, vivant probablement de la culture de l'igname et de l'exploitation du palmier à huile, et particulièrement bien adaptée à l'environnement forestier. Ces sites furent brutalement abandonnés au XIVe sièclGHANA-5.jpge. La peste noire et ses conséquences dévastatrices sur la démographie, bien connues en Europe et en Afrique du Nord à la même époque et dont l'étude en Afrique subsaharienne reste à réaliser, pourrait être à l'origine de ces bouleversements à grande échelle.

Près d'un siècle et demi plus tard, c'est donc une société bien différente et sans doute encore marquée par le chaos qui a frappé les générations précédentes, qui accueille les premiers navires portugais. Ceux-ci ont atteint cette partie de la côte pour la première fois en 1471. Ils y ont trouvé de l'or à échanger contre des biens manufacturés provenant d'Europe et ont donc baptisé cette portion de côte, Côte de l'Or ou Côte de la Mine (Costa da Mina). Pour protéger ce commerce de l'oGHANA-4.jpgr des marchands interlopes venus d'autres nations européennes, ils construisent en 1482 une forteresse imposante, Saint-George-de-la-Mine (Sao Jorge da Mina) dans le village d'Edina (Elmina). Cette forteresse demeurera le quartier général des Portugais jusqu'en 1637, date à laquelle les Hollandais les en délogent, s'affirmant ainsi comme la puissance européenne dominante sur la Côte. Ils le demeureront jusque dans les années 1870 lorsqu'ils cèderont leurs possessions aux Anglais. Ces derniers se lanceront alors dans le processus de colonisation de territoires situés à l'intérieur des terres, et notamment de l'Ashanti (Asante).

La présence de marchands puis de soldats et dGHANA-8.jpge missionnaires européens sur la Côte de l'Or ne doit pas masquer l'histoire complexe des entités politiques africaines dont ils n'étaient que les hôtes. Du XVIe au XIXe siècle, de nombreuses entités se développent, négocient, s'allient et s'affronGHANA-2.jpgtent pour dominer les échanges et assurer leur domination politique. Cette histoire est marquée par une grande diversité et inventivité en termes de constructions sociopolitiques. Le commerce de l'or puis des esclaves qui le dépasse en volume à partir du tournant du XVIIIe siècle jouent un rôle clef pour comprendre les enjeux politiques locaux. Cette histoire a fait l'objet de nombreuses monographies, dont certaines en français.

Le Ghana fut une colonie britannique sous le nom de Gold Coast (Côte de l'Or). Après la Première Guerre mondiale, la Gold Coast s'agrandit d'une partie du Togoland allemand. (L'autre partie fut confiée à laGHANA-6.jpg France déjà présente au Dahomey (Bénin), et formera le Togo contemporain). Le Ghana est indépendant depuis le 6 mars 1957.

Géographie

Le Ghana est situé sur le golfe de Guinée, juste au nord de l'équateur. Il partage des frontières avec la Côte d'Ivoire à l'ouest, le Togo à l'est et le Burkina Faso au nord.

Le pays est constitué de denses forêts tropicales au sud et de savane au nord. Le climat tropical est pluvieux, essentiellement en mai-juin (grande saison des pluies ou hivernage). La Volta noire, la Volta blanche ainsi que les rivières Oti et Daka se rencontrent au Ghana pour former le lac Volta. Le BarGHANA-10.jpgrage d'Akosombo, situé au sud du lac, produit beaucoup d'énergie pour le pays.

Culture

L'une des contributions culturelles les plus visibles (et des plus vendable) du Ghana moderne est le tissu de Kente, largement reconnu et apprécié pour ses couleurs et son symbolisme. Le tissu de Kente est fait par les tisserands ghanéens consommés, et les centres de tissage importants à Kumasi et autour (Bonwire est connu comme l’endroit où l’on fabrique le vrai Kente, bien que des secteurs de Région de la Volta prétendent aussi à l’appellation) abondent en tisseranGHANA-9.jpgds qui lancent ici et là leurs navettes en fabriquant de longues bandes de Kente. Ces bandes peuvent être alors cousues ensemble pour former de grandes pièces qui sont portées par quelques Ghanéens (les chefs surtout) et achetées par les touristes à Accra et à Kumasi. Les couleurs et les modèles du Kente sont soigneusement choisis par le tisserand et celui qui le portera. Chaque symbole tissé dans le tissu a un sens spécial dans la culture ghanéenne.

Le Kente est un des symboles du système hiérarchisé du Ghana, qui reste fort dans le sud et les régions centrales du pays, particGHANA-11.jpgulièrement dans les zones peuplées par les membres de la tribu Ashanti, culturellement et politiquement dominante. Son chef, connu sous le nom d’Asantehene, est peut-être la personne la plus révérée dans la partie centrale du pays. Comme les autres chefs ghanéens, il porte un Kente éclatant de couleurs, des bracelets en or, des anneaux et des gris-gris, et il se fait toujours accompagner de nombreux parapluies très ornés (qui sont également un symbole du titre de chef). Le symbole le plus sacré des gens de Ashanti est le Tabouret Doré, petit trône doré dans lequel les esprits des ancêtres sont censés résider. Il est soigneusement gardé à Kumasi, capitale culturelle des gens d’Ashanti et siège du palais de l’AsanGHANA-12.jpgtehene. Bien que le titre de chef à travers le Ghana ait été affaibli par des allégations de corruption et de coopération avec l'oppression coloniale, il reste une institution très vivante au Ghana.

Les cercueils personnalisés, inventés dans les années 50, sont également ambassadeurs de la culture ghanéenne contemporaine. Eric Adjetey Anang, qui dirige l'atelier Kane Kwei (du nom de son grand-père qui le premier présenta ces oeuvres en dehors du pays) fait partie des artistes ghanéens les plus reconnus à l'étranger.

Publié dans UNE SEMAINE - UN PAYS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article