UNE SEMAINE, UN PAYS / LE KIRGHIZSTAN

Publié le par BIENVENUE sur le blog de ZAKK

800px-Flag of Kyrgyzstan svgLe Kirghizistan ou Kirghizstan ou Kirghizie est un pays d'Asie centrale. Extrêmement montagneux, peuplé à l'origine par des populations nomades, ancienne république de l'URSS, le Kirghizistan a obtenu son indépendance avec l'effondrement de cette dernière, en 1991. Les habitants s'appellent les Kirghiz.

La région correspondant au Kirghizistan fut peuplée aux XVe siècle et XVIe siècle par les Kirghizes, un peuple nomade turcophone originellement situé, il y a 2000 ans, dans le nord-est de la Mongolie et qui se serait d'abord déplacé vers le sud de la Sibérie entre le VIe siècle et le VIIIe siècle, puis vers la région de Touva jusqu'au XIIIe siècle. L'Islam devint la religion principale de la région vers le XIIIe siècle ; la plupart des Kirghizes sont des musulmans sunnites de l'école hanafite.


800px-SongKolHorsesAu début du XIXe siècle, le sud du territoire tomba sous le contrôle du Khanat de Kokand. Il fut formellement incorporé à l'empire russe en 1876. La répression de plusieurs révoltes poussa un certain nombre d'habitants à émigrer vers l'Afghanistan ou la Chine.

En 1918, un soviet fut fondé dans la région et l'oblast autonome Kara-Kirghiz fut créé en 1924 au sein de l'URSS. En 1926, il devint la République socialiste soviétique autonome de Kirghizie. En 1936, la République socialiste soviétique de Kirghizie fut intégrée comme membre à part entière de l'URSS. 

Lors des bouleversements politiques survenus à partir de la fin des années 1980 en Union soviétique, des élections libres furent organisées au Kirghizistan en 1991 qui virent la victoire d'Askar Akaïev au poste de président en octobre de la même année. Le pays changea de nom et devint la République du Kirghizistan en décembre 1991, tandis que Frounzé, la capitale, fut rebaptisé par son nom pré-soviétique de Bichkek en février 1991.

Après l'échec du coup d'État à Moscou qui marqua la fin de l'URSS, le Kirghizistan vota son indépendance de l'URSS le 31 août 1991. La Kirghizie adhéra cependant à la Communauté des États indépendants à la fin de la même année.

Au cours des années suivantes, le pouvoir, toujours détenu par Askar Akaïev, devint visiblement de plus en plus autoritaire. Les élections législatives du 27 février et du 13 mars 2005 furent dénoncées comme frauduleuses, particulièrement par les observateurs de l'OSCE. Des troubles débutèrent vers la fin mars qui se transformèrent rapidement dans le sud du pays en manifestations appelant à la démission du gouvernement en place. Le 24 mars, 15 000 manifestants partisans de l'opposition venus du sud du pays se heurtèrent à la police à Bichkek et prirent d'assaut l'immeuble abritant la présidence après des rumeurs faisant état de la fuite du président Akaïev hors du pays. C'est la « Révolution des Tulipes ».

 
BischkekLes chefs de l'opposition ont établi un gouvernement intérimaire et ont promis de mettre en place rapidement de nouvelles élections afin de prétendre à une légitimité définitive. Les luttes internes à l'opposition ont été réglées rapidement, Kourmanbek Bakiev prenant les postes de président et de premier ministre.

Kourmanbek Bakiev a ensuite remporté l'élection présidentielle organisée trois mois après le soulèvement populaire qui a provoqué la fuite de l'ancien président, Askar Akaïev.

 

Jusqu'en 2009, le président Bakiev a dirigé le pays en maintenant une relative ouverture politique, loin des normes démocratiques occidentales, mais qui a falit classer son pays comme le plus démocratique d'Asie centrale par de nombreux observateurs étrangers. Depuis 2009 on note cependant un net virage présidentialiste. La réforme de l'État conduite à l'automne 2009 a vu les ministères importants rejoindre l'Institut du président, et les autres être dépossédés dés d'une grande partie de leurs attributions. Maxime Bakiev, fils du président, a été nommé à la tête d'une Agence pour le développement aux pouvoirs très étendus, qui prend le pas, dans les faits, sur le Ministère de l'économie comme sur celui des Affaires étrangères.


YurtIssykFamilyL'opposition politique et les ONG de défense des droits de l'homme sont harcelées avec une intensité croissante. Plusieurs meurtres de journalistes et d'opposants ont défrayé la chronique et provoqué les protestations de l'Union Européenne. Si le Kirghizstan reste pour le moment plus ouvert que ses voisins l'Ouzbekistan, qui dérive depuis des années vers la dictature policière, ou le Turkmenisan qui n'en est jamais sorti, il connaît donc actuellement une dégradation rapide du climat politique. Il reste classé régulièrement parmi les pays les plus corrompus du monde.

Publié dans UNE SEMAINE - UN PAYS

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